Cet été, j'avais prévu de rester toute tranquille chez moi mais je me suis retrouvée comme un petit lapin innocent se faisant emporter subitement par un rapace. Ou plutot deux furies nommées Cécile et Alice qui m'ont arrachée de mon cocon, brisée mes rêves de glandouillage estivale, grimpée dans la voiture avec quasiment aucune préparation et des affaires de rechange à peine suffisantes pour trois jours, enfin bon les filles me comprendront…
Le pire fut de rouler (beaucoup trop) sans savoir ou on allait s'arrêter, le genre Thelma et Louise qui vous kidnappent pour faire une virée sans rien préparer avec l'espérance que tout va bien se passer. Comme le temps n'était pas génial, on s'est fait toute la côte atlantique en ne s'arrêtant que quelques jours ci et là, avec l'impression de descendre toujours au même endroit tellement tout se ressemble. La même route encombrée, les mêmes tables de pique nique, les mêmes restos, les mêmes laveries automatiques, les mêmes hotels de seconde zones, les mêmes plages pluvieuses….
Et le sexe ? Parce que vous êtes là pour ça, non ?
Et bien, c'est là que ça se pimente vraiment. Il fallait juste qu'on ne soit pas ensemble parce que rapidement, il n'y eut plus deux furies mais trois, et trois nanas déjantées ensemble, ça fait plutot fuir, en tout cas ça n'aide pas à faire passer le courant avec les mecs. Sauf une fois au resto avec la même bande de dévergondés au masculin. Mais il y a eu un petit problème. Le courant passait bien, trois mecs sympa et mignons, sauf un. Dans un moment de répit alors qu'on se préparait tous les six à aller se faire une soirée teuf, on s'est fait toutes les trois un petit tirage au sort pour savoir qui allait se retrouver avec qui. Le sort m'a désigné Mike, le genre gros nounours sympa et plutot beau mec barraqué très doux et drôle, Alice a eut Vince un méditerrénnéen qui en faisait des tonnes mais super craquant, et Cécile recupera le ticket pour Fred. Et c'est là que ça a coincé. Lui c'est le genre pas de chance avec le physique de Woody Allen mais l'esprit d'un athèlte olympique et l'humour d'un animateur télé, et encore… J'ai appris plus tard que les mecs avaient fait exactement le même “partage” que nous mais sans tirage au sort.
Nous sommes restés deux jours ensemble, tantot en bande, tantot par couple, et j'ai estimé avoir tiré le bon numéro avec mon nounours. J'ai notamment eu le droit à un cunnilingus antologique dans les toilettes d'un resto, hummm…. divin comme dessert. J'ai juste été un peu bruyante dans mon extase, et les autres nous on dit que tout le monde avait entendu, ce qui expliquait les regards étrangement insistants de tout le monde quand on est revenu à table. Pas bien grave…
Il a fallu reprendre la route vu que Cécile ne supportait pas son mec, ce qu'on comprenait fort bien même si Alice et moi on aurait été prêtes à rester quelques jours de plus.
Mais la suite fut tout aussi fun. Un peu avant Bayonne on a pris un auto-stoppeur, le genre jeune scout solitaire en short avec un sac de 40 kg et des coups de soleil. Il était réservé à Cécile pour compenser la mésaventure précédante. Comme il voulait aller en Espagne, on lui a dit qu'on allait exactement dans la même direction que lui même si on savait pas où c'était et qu'on ne voulait même pas y aller. On a roulé un peu et on lui a dit qu'on repartait demain parce qu'on était fatiguées, et qu'on allait manger et dormir à l'hotel. Lui, il voulait dormir dans la tente qu'il trimballait dans son monstrueux sac. Il a fallu le convaincre de venir avec nous et j'aurai jamais pensé qu'on trouve un mec aussi refractaire à l'idée de dormir avec des nanas. On a même eu peur qu'il soit gay, Cécile nous aurait tapé la dépression. Sinon, le mec très gentil, 19 ans, mais super timide au point de se demander comment il faisait pour se lancer dans une aventure pareille tout seul. Lui, c'est le genre poète rêveur qui croit que la terre est plus belle juste après le virage de sortie de son village. Je me suis arrangé pour faire croire qu'il ne restait que deux chambres de deux lits, et qu'il fallait donc se séparer en deux après le repas. Ce qui fut chose faite, Alice et moi dans une chambre, Cécile et le cow-boy solitaire dans l'autre. Les chambres n'étant pas mitoyennes, on a pas pu entendre se qui se passait. A 8 h 30 du matin Alice et moi on se retrouve à tambourinner à la porte de nos tourteraux, que l'on vit complètement dans le cirage, bon signe étant donné que le projet du cow boy était de prendre à route à 6 h, il y a de ces fous ! Le petit déj' se passa en silence, le cow boy et Cécile n'avait quasiment pas dormi et nous on brulait d'impatience d'avoir des détails, mais pas moyen de savoir quoique ce soit. On savait juste que la suite du programme consistait à emmener le cow boy jusqu'à Hendaye qu'on déposait là, vu que nous on repartait ensuite vers Carcasonne puis Grenoble voir une amie.
On a alors appris que ce fut une nuit d'initiation puisque le cow boy était puceau. Cécile avait été ravie de jouer les initiatrices, et finalement lui aussi avait pris son pied une fois l'appréhension passée, surtout qu'il était tombé entre de “bonnes mains”, le petit veinard. Mais le plus drôle de tout ça c'est qu'il a eut peur. Cécile a eut l'idée géniale de lui proposer de rester avec nous pour que la nuit prochaine on s'arrange pour dormir tous les quatres. Aie aie aie, c'est là qu'il a coincé, ça faisait trop pour lui. C'est vraiment dommage que l'on ait pas su tout cela avant de le déposer, sinon Alice et moi on aurait pu essayer de trouver un moyen de le convaincre d'une manière ou d'une autre. Tant pis pour lui… et j'aurai bien aimé aussi. snif….
Jusquà Grenoble, ce ne fut pas terrible. Je me suis fait un mec un soir en boite, mais carrément le genre opposé au cow boy, c'était le macho qui se la pète avec sa chemise ouverte, et sa manière de danser qui montrait à quel point il se croyait le centre de l'univers une bière à la main. Mais le pire pour un mec qui s'y croit, c'est de bander mou et de s'y prendre comme un manche en s'imaginant une bête de sexe, le pauvre… Franchement, y'a des mecs qui pensent que sortir sa queue du froc suffit à faire jouir un femme comme si y avait une lunière hypnotique au bout du gland. Même pas la peine de s'y attarder.
Ensuite Grenoble, une ville plutot animée même si on n'y est pas resté longtemps. Là c'est Alice qui s'est fait un mec trop bizarre qui ne pouvait pas aller à la lumière du soleil. Il a forcément hérité du surnom du “vampire”. On a pas vraiment su s'il déconnait ou s'il avait vraiment une maladie, mais il était trop bizarre ce type là. Il est reparti avant nous, et Alice ne nous en pas trop parlé. De notre côté Cécile et moi on a pas trouvé grand chose de bien à se mettre sous la dent, faut dire que'on avait toutes deux notre petite période mensuelle d'abstinance forcée.
Plus tard, on a eu un accident, rien de bien méchant, un mec à moto nous est rentré dans le pare choc arrière alors qu'on s'arrêtait tranquillement à un feu rouge. Le plus drole c'est que le voiture avait deux fois rien mais que la moto était en vrac.
Enfin bon… là je vais finir par racler les fonds de tiroir et ça va devenir tout de suite moins intéressant pour toi, petit lecteur cochon.
J'ai déjà repris mon train train quotidien sur ce le blog sexy avec demain soir une sortie ciné avec un mec que je ne connais pas trop, on verra bien ce que ça donnera, faut s'attendre à tout, le plus monumental bide comme l'aventure la plus délirante, c'est ça le sexe…
En guise d'illustration je mets une image réalisée par Cécile.
Elle est douée, non ?
